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Golf – British Open – Alex Levy : « Les Majeurs ? C’est dans la tête ! »

Troisième British Open pour Alexander Levy, qui affrontera dès jeudi un Carnoustie en mode estival. Le Français, qui se dit en meilleure forme après trois mois décevant, s'attend à un gros challenge stratégique.

Alexander Levy est arrivé dimanche à Carnoustie, dans la foulée de son Scottish Open bouclé à la 55e place.

Pas de parcours lundi puisque le Français était déjà venu ici-même il y a deux semaines, en marge de son cut raté à l’open d’Irlande.

Le 20e européen aura donc attendu ce mardi pour jouer les 9 premiers trous du links écossais, qu’il joue chaque année lors du Dunhill Links. «Mais bon, ça n’a rien à voir, glisse le Varois. Là, le sol est beaucoup plus sec.»

Carnoustie à sec

Après un printemps sans eau et un début d’été caniculaire pour l’Écosse (25° au soleil, c’est le Sahara dans le comté d’Angus !), le tracé a séché, laissant des fairways durs comme du béton.

Le 3e majeur de la saison n’aura donc rien à voir avec le tournoi habituel de la Race, disputé chaque année en octobre dans des conditions beaucoup souples et automnales.

Tiger Woods lui-même l’a dit ce mardi, les pistes d’atterrissage « sont plus roulantes que les greens », avec des surfaces de putt arrosées presque à l’excès et souples comme un bon muffin local.

Mission pour Levy, tout comme les 155 autres joueurs engagés cette semaine, étudier toutes possibilités et toutes les stratégies d’un tracé que l’on peut soit prendre à rebrousse-poil en prenant le drive partout ou presque comme le suggérait Padraig Harrington (privés d’eau, les roughs sont plus maigres que prévu), soit jouer plus secure en jouant court des nombreux bunkers de fairways.

Une météo anti-carnage

«Tout dépend de la météo et comment les greens vont s’affermir au long de la semaine, commente le seul tricolore engagé. Le plus dur est de se projeter dans toutes les possibilités, des conditions horribles que j’ai connues l’an dernier à Birkdale, à 25 degrés, sans vent comme c’est un peu le cas aujourd’hui.»

??Pour les conditions météos, ça s’annonce calme et sec, avec peu ou pas de pluie jeudi et vendredi et et des rafales qui ne monteront jamais au-delà de 35 km/h.

Avec un week-end prévu encore plus calme, la tendance est donc à un Open ouvert aux birdies. Même si, par prudence, peu de monde ici osera parler à voix haute d’un vainqueur en -20, comme ce fut le cas en 2016 à Troon avec la victoire de Henrik Stenson.

En tout cas, pas de carnage façon Open 1999 au programme. Au cours d’une édition marquée par le naufrage de Jean Van de Velde sur le 72e trou, Paul Lawrie avait survécu au « monstre » écossais alors bien plus velu et venteux, avec un effroyable score vainqueur à +6.

De la créativité requise

Durant ses 9 trous de « reco », le 63e mondial s’appliquera donc à tester toutes les options offertes par Carnoustie.
Chips agressifs au sand-wedge, « stingers » au fer-3 ou mise-en-jeu ou drivers bien hauts dans le ciel, c’est un tout un arsenal qui sera mobilisé dès jeudi et qu’il faudra utiliser au bon moment.

Après avoir observé la master-class de coups roulés au fer-4 de son partenaire du jour Todd Hamilton, Levy expliqua son ébauche de plan de bataille : «Il y a des trous où tu peux prendre le driver, d’autres moins. Mais c’est au moment T qu’on prendra la décision, selon les pourcentages de chances de réussite du coup choisi. Niveau stratégie et vu que mon jeu est au mieux, je sens que je vais pouvoir plus me lâcher. Sinon, la règle n°1 est la même pour tout le monde : putter en dehors des greens en priorité, c’est plus facile à contrôler !»

Source
L'Équipe
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Paul

Paul, joueur occasionnel dans le sud de le France, passionné par le golf depuis plus de 10 ans. Recherche pour vous les informations les plus pertinentes dans les championnats et sur le matériel de golf.

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