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J’irai golfer chez vous  : Golf de La Sorelle – Golf – Evasion

Il est 8 h 30 ce jeudi de juillet, le soleil se lève doucement sur le parcours. Les couleurs matinales et les ombres des arbres habillent subtilement le tracé de La Sorelle. Le départ du 1 donne le ton : les vallons de la Dombes pointent le bout de leur nez et on aperçoit des champs et la forêt. La Sorelle est un parcours champêtre. « On assume complètement, admet Philippe Venditelli, propriétaire des lieux. On est à la campagne et on revendique à fond cette touche bucolique. Le parcours a bientôt vingt-cinq ans. C’est une histoire qui a commencé au début des années 90 grâce à quelques golfeurs qui ont investi ici. Ils ont voulu créer ce parcours en s’adaptant vraiment à l’environnement. Un peu à l’écossaise, ils ont tracé au milieu de la nature, des fairways, quelques départs et 18 greens. C’est comme ça que La Sorelle est sorti de terre. Et ce sont parfois ces petites erreurs architecturales qui font le charme de ce parcours. »

Le club house (- Macromike) M. GIRAUD-TELME

Un départ costaud

Côté jeu, le premier trou est un vrai test avec un fairway en dévers, une pièce d’eau sur la droite à peine visible au départ. « Il faut absolument éviter le slice, confirme Xavier Bertin, pro à La Sorelle depuis trois ans. C’est un trou costaud pour débuter. C’est un par-4 de 380 mètres des départs blancs qui peut faire claquer les genoux de certains joueurs. Ici, il faut accepter le bogey. » Après avoir écouté attentivement les conseils du pro, à l’adresse, l’obsession de ne pas se retrouver dans l’eau prend forcément le dessus. Pour les golfeurs ratant à droite sous pression, un alignement légèrement à gauche est possible, le dévers ramenant tranquillement la balle à plat et loin de l’eau. « On ne peut pas venir à La Sorelle avec ses gros bras, car on va se faire pénaliser par le profil du terrain, prévient Xavier. Ici, il faut savoir placer la balle. C’est un parcours qu’il faut jouer deux-trois fois avant de pouvoir totalement le maîtriser. J’arrive encore à me faire surprendre. »

« On assume complètement notre côté bucolique »

Des reliques gauloises

La balade continue sur les fairways vallonnés du parcours. Les premiers trous circulent dans la forêt avant de remonter sur un plateau plus ouvert. Philippe Venditelli connaît chaque recoin de La Sorelle et s’arrête derrière le green du 3. Le maître des lieux désigne, le regard plein de savoir, un amas de pierre. « Ce trou est chargé d’histoire. On a trouvé des traces d’une ancienne fontaine gauloise. C’était un lieu de culte pour les gens du village limitrophe mais aussi une fontaine qui avait des vertus curatives pour régler les problèmes digestifs. » Notre prof d’histoire d’un jour relève la tête, se retourne et nous montre un monticule de terre. « Juste derrière nous, on trouve l’une des dernières « poypes » de l’Ain. C’est l’ancêtre des châteaux forts. Pour se protéger des agresseurs, les villageois avaient aménagé une immense motte de terre entourée de palissades en bois. »

Le trou n°10 avec en toile de fond le chateau de Richemont ( – M. GIRAUD-TELME / Macromike)

Des greens au top

Le retour bascule à nouveau dans la forêt avec dès le départ du 10 une touche médiévale. Sur ce par-3, le départ offre une vue imprenable sur le château de Richemont. « Le 10 était il y a quelques années le trou numéro 1 mais nous avons décidé, il y a trois ans, de rendre à La Sorelle son ordre d’origine, précise Philippe Venditelli. On trouve ici toute la beauté du site avec la fontaine de la pièce d’eau du 1 sur la gauche, la vue sur le château en face de nous ; c’est vraiment très scénique. » Des départs reculés, le green se trouve à 130 mètres. En descente, il faudra jouer deux cannes de moins pour avoir une occasion de birdie. À La Sorelle, si les départs et les fairways peuvent paraître parfois limites (herbe un peu haute), les greens sont en revanche impeccables : ils pitchent parfaitement, même en période de canicule et ne présentent aucun défaut de roule. Un bon putt terminera forcément dans la caisse. « Même si on a fait un gros boulot sur le parcours dans son intégralité, c’est vrai que l’on porte une attention particulière sur les greens, admet Philippe. Quand je suis arrivé en mars 2014, j’en ai trouvé qui n’étaient pas dans un état fabuleux et les clients se plaignaient beaucoup. On a fait un gros boulot mécanique est c’est en train de payer. Maintenant, on évoque régulièrement la qualité de nos greens. C’est pour nous et toutes nos équipes une grande satisfaction. »

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Paul

Paul, joueur occasionnel dans le sud de le France, passionné par le golf depuis plus de 10 ans. Recherche pour vous les informations les plus pertinentes dans les championnats et sur le matériel de golf.

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